La résurrection d'un policier
Par admin, jeudi 18 mars 2010 à 10:03 :: Police :: #322 :: rss

Un premier ministre thaumaturge, sur les policiers d'abord...
En pleine campagne électorale notre premier ministre au regard si doux, voulant imprimer un tour sécuritaire à la campagne pour faire sortir l'électeur de droite du bois Front National, a cru bon d'annoncer une mort aprés qu'un ex-ministre ait proposé une minute de silence dans les bureaux de vote du second tour à huit heures du matin aprés la mort ( bien réelle celle la ) d'un policier lors d'un contrôle routier par un représentant de l'ETA.
On vire dans le grand-guignolesque :
Aprés qu'un représentant de l'Etat soit tué par l'ETA, voici que le chef du gouvernement ne s'enquerrant pas de l'etat d'un second policier le fait mourir en paroles afin de faire image.
ETA s'étant excusé pour le premier, est-ce que le second devra s'excuser d'être en vie ?
Ce gouvernement aprés avoir lancé un débat sur l'identité nationale, essaye, dans la panique, à toute force d'infléchir le débat électoral ( je n'ose dire gauchir, ce serait mal interprété ).
Arriver, après la mort d'un policier et le caillassage d'un second ayant nécessité un coma artificiel, à utiliser dans l'exagération et la boursouflure ces évènements injecte du comique sur des situations qui ne le sont pas.
J'entends d'ici les brèves de comptoir sur ce sujet.
Remarquez, après avoir organisé le premier tour des régionales le jour de l'ouverture de la pêche, cela ne m'étonne guère.
Il y a comme une atmosphère de panique et d'amateurisme qui pourrait laisser à penser que le masque glisse et que nous nous trouvons face à un avion sans pilote.
Il y a en tout cas un comique improbable sur des sujets ou la droite parlementaire n'a jamais barguigné dans le symbolique.
Le symbole qui se dégage de tout cela est le suivant : la place est à prendre.
Puisque le grand muet que les médias voulaient montrer comme l'image du sérieux gouvernemental montre de réelles qualités de comique quand il se met à parler.
Deux clowns tristes pour le prix d'un, c'est profusion d'Augustes
D'ailleurs le second clown propose 30 ans incompressible pour les meurtres de policiers, surtout quand ils ont 80 ans est-on tenté d'ajouter.
La dérisoire impuissance ne se montre jamais autant que dans l'endossement par un médiocre d'un costume trop grand pour lui.
Nous avions pu le constater avec Sarkozy, une preuve supplémentaire nous est donnée par Fillon.
Puisque l'efficacité de la parole du Premier Ministre fut avérée sur le second cas, il faut l'appliquer au premier.
Sauf que l'électeur de droite, et même ceux qui ne portent pas les policiers dans leur coeur trouveront que la bêtise et le rire ne sont pas adaptés à ce genre de situation, y compris la manipulation qui se prend les pieds dans le tapis.
Source AFP :
Un syndicat de policiers a démenti ce jeudi matin la mort d’un policier qui avait été violemment agressé à Epernay le 8 mars dernier, annoncée à tort hier soir par François Fillon lors d’un meeting à Paris.
«La semaine dernière à Epernay, des voyous ont violemment caillassé des policiers qui procédaient simplement à un contrôle routier. L’un d’entre eux vient de décéder», a lancé le Premier ministre.
«Notre collègue n’est pas décédé, j’en ai eu encore la confirmation ce matin», a réagi Olivier Balangé, délégué régional Champagne-Ardennes du syndicat de police SGP-FO, confirmant une erreur relevée par France-Inter. «Ce matin, il se fait même opérer de l’épaule, opération qui était impossible quand il était dans le coma», a-t-il ajouté.
Le policier, qui a été plongé dans un coma artificiel, en était sorti en début de semaine et avait pu parler à ses proches.
Interrogé, Matignon a reconnu «une confusion» dans le discours prononcé par le Premier ministre, ajoutant que ce dernier s’exprimerait sur le sujet lors d’un déplacement en fin de matinée jeudi à Marseille.
On vire dans le grand-guignolesque :
Aprés qu'un représentant de l'Etat soit tué par l'ETA, voici que le chef du gouvernement ne s'enquerrant pas de l'etat d'un second policier le fait mourir en paroles afin de faire image.
ETA s'étant excusé pour le premier, est-ce que le second devra s'excuser d'être en vie ?
Ce gouvernement aprés avoir lancé un débat sur l'identité nationale, essaye, dans la panique, à toute force d'infléchir le débat électoral ( je n'ose dire gauchir, ce serait mal interprété ).
Arriver, après la mort d'un policier et le caillassage d'un second ayant nécessité un coma artificiel, à utiliser dans l'exagération et la boursouflure ces évènements injecte du comique sur des situations qui ne le sont pas.
J'entends d'ici les brèves de comptoir sur ce sujet.
Remarquez, après avoir organisé le premier tour des régionales le jour de l'ouverture de la pêche, cela ne m'étonne guère.
Il y a comme une atmosphère de panique et d'amateurisme qui pourrait laisser à penser que le masque glisse et que nous nous trouvons face à un avion sans pilote.
Il y a en tout cas un comique improbable sur des sujets ou la droite parlementaire n'a jamais barguigné dans le symbolique.
Le symbole qui se dégage de tout cela est le suivant : la place est à prendre.
Puisque le grand muet que les médias voulaient montrer comme l'image du sérieux gouvernemental montre de réelles qualités de comique quand il se met à parler.
Deux clowns tristes pour le prix d'un, c'est profusion d'Augustes
D'ailleurs le second clown propose 30 ans incompressible pour les meurtres de policiers, surtout quand ils ont 80 ans est-on tenté d'ajouter.
La dérisoire impuissance ne se montre jamais autant que dans l'endossement par un médiocre d'un costume trop grand pour lui.
Nous avions pu le constater avec Sarkozy, une preuve supplémentaire nous est donnée par Fillon.
Puisque l'efficacité de la parole du Premier Ministre fut avérée sur le second cas, il faut l'appliquer au premier.
Sauf que l'électeur de droite, et même ceux qui ne portent pas les policiers dans leur coeur trouveront que la bêtise et le rire ne sont pas adaptés à ce genre de situation, y compris la manipulation qui se prend les pieds dans le tapis.
Source AFP :
Un syndicat de policiers a démenti ce jeudi matin la mort d’un policier qui avait été violemment agressé à Epernay le 8 mars dernier, annoncée à tort hier soir par François Fillon lors d’un meeting à Paris.
«La semaine dernière à Epernay, des voyous ont violemment caillassé des policiers qui procédaient simplement à un contrôle routier. L’un d’entre eux vient de décéder», a lancé le Premier ministre.
«Notre collègue n’est pas décédé, j’en ai eu encore la confirmation ce matin», a réagi Olivier Balangé, délégué régional Champagne-Ardennes du syndicat de police SGP-FO, confirmant une erreur relevée par France-Inter. «Ce matin, il se fait même opérer de l’épaule, opération qui était impossible quand il était dans le coma», a-t-il ajouté.
Le policier, qui a été plongé dans un coma artificiel, en était sorti en début de semaine et avait pu parler à ses proches.
Interrogé, Matignon a reconnu «une confusion» dans le discours prononcé par le Premier ministre, ajoutant que ce dernier s’exprimerait sur le sujet lors d’un déplacement en fin de matinée jeudi à Marseille.

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