Deux hommes recouverts d'une burqa, selon les premiers éléments de l'enquête, munis d'au moins une arme de poing, ont braqué la Poste d'Athis-Mons (Essonne) samedi vers 10H30.

Croyant être face à deux femmes, un employé a ouvert le sas de la banque. Une fois à l'intérieur, les deux hommes ont relevé le voile et ont braqué les employés et les clients.

Comme le révèle Le Parisien, ils se sont fait remettre 4.500 euros, et, ajoute le quotidien, ont se sont enfuis à pied, vers le parking voisin.

L'enquête a été confiée à l'antenne d'Evry de la police judiciaire de Versailles (Yvelines).

(Source AFP)


Julien Coupat avait annoncé la fin de ce régime dans un grand éclat de rire, cela pourrait être un signe annonciateur.

Tout est en place de la société actuelle :

Un pseudo-débat sur la burqa, installant médiatiquement cet ustensile dans les têtes de ceux qui ne la portent pas et sur la tête de ceux ( on ne peut plus dire uniquement celles ) qui les portent.

Un employé de banque vigile moitié protecteur envers les femmes, moitié galant ( du côté détestable de la galanterie ) qui ouvre le sas à des burqas pour se retrouver face à des pistolets.

Une utilisation de la burqa pour rentrer dans le temple moderne que représente la banque puisque lieu symbolique ou réside l'argent.

Des bandits qui ont garé leur voiture dans un parking sagement ( rationalisation du statut du chauffeur de bandit par sa suppression ).

La police est sur le coup, braves gens, dormez tranquille.

Nul doute qu'Hortefeux va demander une aggravation des peines pour les braquages qui se font en burqa par une loi ad hoc.

D'ici à ce que les bandits soient poursuivis avec toute la rigueur de la loi et victimes d'une fatwa, il y a peu.
Hortefeux et les représentants religieux n'étant pas connus pour un sens de l'humour développé envers ceux qui jouent sur les symboles ( éléments de base du nationalisme et de la religion ).

Le minuscule butin qui est véritablement peu de choses en relation avec l'inventivité dont on fait preuve les deux braqueurs.

Les comiques pas drôles qui pullullent sur les scènes actuellement auraient payé cher pour pondre un gag aussi parfait.

L'inversion du sens en actes vaut plusieurs tomes de pensum socio-politico-moraliso-prêcheur qui encombrent les tables des librairies.

Merci pour cet acte salubre d'ironie légère et roborative, messieurs les bandits.