Quasiment évacués du débat actuel des mesures se profilent, certaines reportées par des entités aux ordres ( Hadopi-CNIL, Taxe Carbone-Conseil Constitutionnel ), d'autres présentées comme des négociations d'étapes dans un processus commencé en 2003 ( retraites ).

Etat des lieux du sarkozysme triomphant en ce début d'année 2010.

Extrait :


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Car selon le quotidien économique La Tribune, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) n'a pas souhaité se prononcer sur l'un des décrets d'application, bloquant de fait sa publication et donc l'application de la loi. Cette disposition portait sur la création d'une liste des internautes recensant les infractions reprochées par la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet...
...Cependant, le silence de la CNIL pourrait éventuellement servir le gouvernement. Avec les régionales en mars prochain, l'exécutif pourrait tout à fait transmettre les décrets en janvier et attendre l'opinion de la Commission nationale. Celle-ci ayant deux mois pour rendre son avis, cela permettrait de lancer l'usine à gaz après les élections. Un bon coup qui enlèverait un argument de poids aux autres formations politiques.


Commentaire :



On ne peut plus clairement servir l'Etat Sarkozien qu'en lui enlevant des épines, lui permettant de traiter les problèmes les uns après les autres ( les élections à ce compte ne sont pas un grand moment de notre vie démocratique mais un problème à gérer ).
M. Turk après avoir été le créateur de la proportionnalité d'une réponse à un problème crée maintenant la séquentialité pour une réponse disproportionnée à un soi-disant problème qu'est le téléchargement.

Extrait :


Lien vers l'article.
Le Medef a demandé ce mercredi le renvoi de la mise en oeuvre du nouveau dispositif de la taxe carbone à 2011. Le président Nicolas Sarkozy a annoncé que le dispositif corrigé, qui fera l'objet d'une communication en conseil des ministres le 20 janvier, entrerait en vigueur dès le 1er juillet.


Commentaire :



Je rappelle que le conseil constitutionnel a accepté en même temps que le rejet de cette taxe carbone la fiscalisation des indemnités journalières et la suppression de la taxe professionnelle.
Trois mesures - celle qui est rejetée et les deux acceptées - qui favorisent fiscalement les entreprises et ne vont pas ans le sens d'une meilleure égalité devant l'impôt ( argument avancé pour retoquer la taxe carbone ).

Extrait :


une réforme sur les retraites éclair, avec le recul de l'âge légal comme mesure phare. «C'est l'idéologie dominante en ce moment», dit un cadre cégétiste. Le Medef le réclame: Laurence Parisot voudrait qu'il passe à 63,5 ans. En juin 2008, le premier ministre François Fillon avait estimé que ce n'était plus une «question taboue» et Brice Hortefeux, éphémère ministre du travail, parlait même d' un relèvement progressif de la retraite jusqu'à 67 ans.


Commentaire :



Voici un sujet qui pourrait être central lors de la campagne électorale qui s'annonce, mais qui est pour l'instant en arrière-plan, le passage pour l'age légal de départ à la retraite vers des dates tellement lointaines qu'il suffira que l'espérance de vie stagne ( ce qui adviendra forcément avec le coût sans cesse grandissant de l'assurance maladie ) pour que la retraite devienne à terme un espoir sans cesse déçu et non plus une réalité.
Cet article sur médiapart est assez annonciateur.

Envoi :



Trois mesures dans trois domaines éloignés les uns des autres mais qui annoncent la "couleur" des mesures à venir quel que soit le sujet.

CNIL :
Hadopi pour une reprise en main d'un secteur qui échappant au secteur marchand sans le défavoriser ( car ceux qui téléchargent achètent plus ) est quand même insupportable à ce gouvernement qui s'embarrasse peu de logique économique pour privilégier absolument le contrôle total de ce qu'il considère comme son cheptel privé.

Carbone :
La taxe carbone pour récupérer une aspiration populaire à une vie de meilleure qualité et transformer cela en pompe a phynance supplémentaire, car c'est bien connu dans cette société les choses ne peuvent évoluer ( pardon se moderniser ) que par la contrainte fiscale dont il faut exonérer bien entendu ceux qui vous ont élu pour cela ( les entreprises ).
A ce compte l'écologie n'est qu'une technique pour avancer sur la piste du contrôle de toutes les personnes qui n'ont pas eu la chance de naître du bon coté du biotope sarkozien.

Retraite :
Comme si cela ne suffisait pas et pour remettre au gout du jour la notion marxienne de reconstitution de la force de travail, il importe de rester au travail ou en situation de demande, car les entreprises ne veulent pas des "seniors", jusqu'à sa mort qu'il faudra payer ou faire payer aux gosses que l'on aura eu le malheur de faire du fait d'une pauvreté grandissante.
Ce qui ne servira pas à la résorption du "problème" des retraites puisqu'ils seront chômeurs ou vigiles.