La taxe carbone met en cause l’égalité des français devant l’impôt selon le conseil constitutionnel qui retoque le loi instituant la taxe carbone pour ce motif.
Viriles et fortes paroles que l’on n’a pas entendues lors de l’établissement du bouclier fiscal.
Mais ne boudons pas notre plaisir : retarder une enième taxe va dans le sens de la préservation de l’égalité fiscale ( au sens de la préservation des espèces en voie de disparition ) d’autant plus que la taxe carbone ne rentrait pas dans le calcul du bouclier fiscal.
L’approche fiscale d’un gouvernement de droite est bien de taxer plutôt que d’imposer les revenus.
Car si la seule valeur est l’argent, il est sacré pour ceux qui en ont beaucoup et récupérable chez ceux qui en ont peu d’où la taxe :

« Dans la mesure où, plus vous êtes riche plus vous consommez d'énergie, les riches seront plus touchés. Les 20% des Français les plus riches consomment 3000 euros d'énergie par an et les 20% les plus pauvres 1800 euros.
Une fois la taxe redistribuée, il devrait en coûter en net 79 euros pour les ménages ruraux les plus riches, tandis que les ménages urbains les plus pauvres devraient avoir net dans leur poche 46 euros par an. »
Mais les plus fortunés, qui roulent en 4x4 et chauffent leur piscine, ont peu de chance de changer leur comportement, même s'ils y pouvaient y gagner quelques euros.
Le fait que l'électricité ne soit pas concernée par la taxe donnera un avantage à tous ceux qui se chauffent à l'électricité, notamment les locataires de logements récents, équipés à 75% de convecteurs électriques. Un joli cadeau fait à EDF et à l'industrie nucléaire.


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Ce gouvernement fait une fois de plus la preuve que les mécanismes de la démocratie représentative dont il représente l’exécutif ne remplissent plus leur office.
Ni le Sénat, ni l’Assemblée nationale n’ont pu faire fléchir le Napoléon de l’Elysée, voire seulement se faire écouter.

La dernière étape qui est juste une vérification formelle de la conformité de la loi à la Constitution a joué.
Le droit, qui est par essence conservateur s’est opposé à la loi de la jungle que ces taxes préfigurent.

Le pitbull habituel, Lefebvre, a pioché dans les dix mots qui composent son vocabulaire pour réagir :
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a estimé mercredi que l'annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel était "un gage donné au conservatisme"

Je terminerais par un rappel à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dans son article XIII qui a du motiver l’arrêt du Conseil Constitutionnel :
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Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.