L'enfermement
Par admin, samedi 28 novembre 2009 à 09:37 :: Santé :: #296 :: rss

La folie est une allégorie ou comment l'ode à la mobilité se mue en son contraire.
L'enfermement revient en force dans les hopitaux psychiatriques, titre d'un article aujourd'hui dans Libération et qui est constitué par un entretien avec Jean-Marie Delarue, conseiller d’Etat, qui est depuis un an contrôleur général des lieux de privation de liberté, poste créé par l’actuel gouvernement, sur la question de l'enfermement des malades.
Y a-t-il une explosion des mesures d’enfermement et des mesures de contention dans les hôpitaux psychiatriques, aujourd’hui?
On a du mal à faire la distinction entre les patients hospitalisés sous contrainte et ceux hospitalisés libres.
Et concernant les détenus envoyés par le préfet en hôpital psychiatrique sous le régime de l'hospitalisation d'office ?
On les met à l’isolement, mais sans consigne thérapeutique. Ces patients se retrouvent enfermés, sans télé, ni sortie, ni cigarettes. La plupart s’en plaignent. En général, le personnel soignant est attentif, mais les psychiatres sont peu présents.
Un nouvelle loi?
Cela ne paraît pas l’urgence.
Il nous semble que certains maires prennent un peu trop de facilités avec les hospitalisations d'office.
Et ensuite, il faudrait préciser les recours, ou plus exactement préciser la manière dont les gens sont informés des recours possibles.
Enfin, cela ne serait pas inutile que les avocats soient un peu plus présents lors des hospitalisations d'office...
Envoi :
Enfermé dans son corps, dans sa condition sociale, dans son pays, dans son travail.
Voici la condition en Sarkozie de l'existence.
Le corps n'est pas choisi mais il somatise.
La condition sociale est subie et elle ne peut qu'évoluer à la baisse.
Le pays est "donné" à la naissance ( quoique ) et il faut l'aimer ou le quitter.
Le travail ne se discute pas.
Ou on en a et on peut en mourir car il faut être heureux ( confer la chanson de Jacques Debronckart - J'suis heureux ).
Ou on n'en a pas, et ce manque d'avoir est censé déterminer votre être, vous n'êtes rien.
Dans les hopitaux comme ailleurs on a du mal à faire la distinction entre ceux qui subissent cet état de fait et les autres.
Le malaise est général, la contrainte est universelle et n'espérez pas la desserrer car le seul moyen permis jusqu'à maintenant, à savoir la consommation est en train de faire défaut.
Bientôt, si vous n'avez pas de rolex à 50 ans, l'hospitalisation vous tendra les bras.
Si vous en avez une et peu d'amis bien placés. A ce moment la c'est la prison qui vous tendra les bras.
Et si vous en avez une et des amis bien placés, c'est la folie des grandeurs qui s'emparera de vous et le pervers narcissique qui vous aura poussé à acquérir cet objet maléfique pourra facilement vous manipuler.
L'allégorie hospitalière fait froid dans le dos.
Les corps constitués ( mairie, préfecture ) semblent abuser des hospitalisations d'office en pratiquant la violence institutionnelle pour mettre au pas ceux qui ne peuvent intérioriser la violence.
Ceux qui peuvent l'intérioriser la retournent contre eux-mêmes.
S'il s'agit de vérifier tous les lieux ou nous sommes privés de liberté il va falloir que ce brave contrôleur général aille partout en Sarkozie sauf à l'Elysée.
Il y a comme une convergence sinistre entre ces constatations, la réalité du travail ( suicides, crise économique ), l'impossibilité pour chacun d'améliorer sa condition par le produit de son industrie, l'éloignement des voies de droit alors que le droit a souvent représenté ce qu'il y avait de plus retrograde et conservateur dans une société.
Cette convergence mortifère ne peut se résoudre que par des murs puisque si tout est permis rien n'est possible sauf le pire.
Y a-t-il une explosion des mesures d’enfermement et des mesures de contention dans les hôpitaux psychiatriques, aujourd’hui?
On a du mal à faire la distinction entre les patients hospitalisés sous contrainte et ceux hospitalisés libres.
Et concernant les détenus envoyés par le préfet en hôpital psychiatrique sous le régime de l'hospitalisation d'office ?
On les met à l’isolement, mais sans consigne thérapeutique. Ces patients se retrouvent enfermés, sans télé, ni sortie, ni cigarettes. La plupart s’en plaignent. En général, le personnel soignant est attentif, mais les psychiatres sont peu présents.
Un nouvelle loi?
Cela ne paraît pas l’urgence.
Il nous semble que certains maires prennent un peu trop de facilités avec les hospitalisations d'office.
Et ensuite, il faudrait préciser les recours, ou plus exactement préciser la manière dont les gens sont informés des recours possibles.
Enfin, cela ne serait pas inutile que les avocats soient un peu plus présents lors des hospitalisations d'office...
Envoi :
Enfermé dans son corps, dans sa condition sociale, dans son pays, dans son travail.
Voici la condition en Sarkozie de l'existence.
Le corps n'est pas choisi mais il somatise.
La condition sociale est subie et elle ne peut qu'évoluer à la baisse.
Le pays est "donné" à la naissance ( quoique ) et il faut l'aimer ou le quitter.
Le travail ne se discute pas.
Ou on en a et on peut en mourir car il faut être heureux ( confer la chanson de Jacques Debronckart - J'suis heureux ).
Ou on n'en a pas, et ce manque d'avoir est censé déterminer votre être, vous n'êtes rien.
Dans les hopitaux comme ailleurs on a du mal à faire la distinction entre ceux qui subissent cet état de fait et les autres.
Le malaise est général, la contrainte est universelle et n'espérez pas la desserrer car le seul moyen permis jusqu'à maintenant, à savoir la consommation est en train de faire défaut.
Bientôt, si vous n'avez pas de rolex à 50 ans, l'hospitalisation vous tendra les bras.
Si vous en avez une et peu d'amis bien placés. A ce moment la c'est la prison qui vous tendra les bras.
Et si vous en avez une et des amis bien placés, c'est la folie des grandeurs qui s'emparera de vous et le pervers narcissique qui vous aura poussé à acquérir cet objet maléfique pourra facilement vous manipuler.
L'allégorie hospitalière fait froid dans le dos.
Les corps constitués ( mairie, préfecture ) semblent abuser des hospitalisations d'office en pratiquant la violence institutionnelle pour mettre au pas ceux qui ne peuvent intérioriser la violence.
Ceux qui peuvent l'intérioriser la retournent contre eux-mêmes.
S'il s'agit de vérifier tous les lieux ou nous sommes privés de liberté il va falloir que ce brave contrôleur général aille partout en Sarkozie sauf à l'Elysée.
Il y a comme une convergence sinistre entre ces constatations, la réalité du travail ( suicides, crise économique ), l'impossibilité pour chacun d'améliorer sa condition par le produit de son industrie, l'éloignement des voies de droit alors que le droit a souvent représenté ce qu'il y avait de plus retrograde et conservateur dans une société.
Cette convergence mortifère ne peut se résoudre que par des murs puisque si tout est permis rien n'est possible sauf le pire.

Commentaires
1. Le lundi 30 novembre 2009 à 09:18, par Fatigué
2. Le lundi 30 novembre 2009 à 12:23, par Coriolan
3. Le mardi 1 décembre 2009 à 08:35, par Lego
4. Le mardi 1 décembre 2009 à 16:01, par Fatigué
5. Le mardi 1 décembre 2009 à 21:57, par Biblio
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