Courage fuyons
Par admin, mercredi 18 novembre 2009 à 08:10 :: Atopie-Utopie :: #292 :: rss

Ne tirons pas sur une ambulance, quoique...
Sarkozy, plutôt que d'assumer les conséquences de ses actes - la suppression de la Taxe professionnelle - devant les élus locaux, se comporte en émonctoire ambulant en allant faire du tourisme en Arabie Saoudite.
Le programme de ce voyage est flou car aucune justification autre que la fuite devant ses responsabilités n'éclaire ce voyage.
L'incompétence de l'hyper-président est aveuglante, son incapacité constitutive à affronter ses actes et leurs suites est avérée.
Fillon, qui s'y collait à sa place, fut accueilli hier par des sifflets lors du congrès de l'AMF ( association pourtant consensuelle des Maires de France ) car la suppression de la Taxe Professionnelle sera peut-être compensée par l'Etat mais au prix d'un déplacement de la fiscalité des entreprises vers les particuliers ( impôt d'Etat ou impôt local ce n'est pas tranché ) au nom de l'aide aux entreprises à cause de la crise !
Les particuliers n'ayant qu'à se débrouiller eux qui sont virés, rendus malades ou dans l'incapacité d'obtenir un prêt du fait de la même crise.
Mais les bénéfices d'aujourd'hui sont les emplois de demain, n'est ce pas ?
Sarkozy se réservant d'"expliquer" sa réforme devant 700 maires triés sur le volet pour, à coup sur, leur capacité à être des "béni-oui-oui".
Dans ce pays ou l'incurie des classes dirigeantes a toujours du être contrebalancée par une violence populaire dont le but a toujours été de chasser du pouvoir ceux qui s'y sont complus en perdant de vue l'intérêt général.
Dans un pays ou la réponse d'Etat à une violence populaire sera toujours une répression hystérique.
Dans un pays ou on requalifie une course-poursuite dans les banlieues en accident voire en agression de celui qui s'est tué quand des policiers sont impliqués.
Dans un pays ou l'exclusion, la pauvreté, la misère commencent à tuer massivement.
Dans un pays ou la couverture sociale commence à glisser car pour relancer l'activité on ne trouve rien de mieux que des exonérations de charges sociales.
Dans ce pays donc, la violence en actes et en paroles est le monopole des gens au pouvoir.
Dont la morgue n'est approchée que par leur incompétence et masquée par les retransmissions télévisées et les milliers de flics lors de tous les déplacements.
Un parallèle peut être fait avec Carlos Ménem, le président argentin qui dut fuir aprés avoir ruiné son pays en suivant les prescriptions du FMI en 1998.
Voici une déclaration de Ménem qui ressemble à la politique de Sarkozy :
Durant son mandat de président, il introduisit les privatisations en masse et procéda à des réductions des dépenses publiques pour aborder la crise économique argentine et stimuler le libre échange
Voila qui éclaire d'un jour nouveau le système Sarkozy.
Quand la violence est monopolisée par le pouvoir à son usage exclusif.
Quand tout remonte vers un seul "décideur".
Quand une "réforme" est lancée ( suppression de la Taxe Professionnelle, réforme de la carte électorale ) par clientélisme pour les entreprises et pour "punir" les collectivités locales d'avoir mal voté ou d'avoir essayé de tenir compte des difficultés des français.
Quand on assouplit les règles des marchés publics.
Quand on dépénalise les délits financiers.
Alors la corruption n'est pas loin et il suffit d'étrangler la justice par manque de moyens et par, la aussi, plusieurs "réformes" ( carte judiciaire et élimination du juge d'instruction ) pour que jamais cette accusation ne puisse être portée.
Dans cette atmosphère de fin de règne ( deux ans et demi tout de même ! Il faudrait raccourcir ) ou, après avoir organisé l'impuissance au niveau central par centralisation abusive des décisions, voici qu'au niveau local par l'institution des conseillers territoriaux on organise l'éloignement des "décisionnaires" de ceux qui subissent les décisions ( tout en leur confisquant une partie de leurs ressources ) et qui ne seront écoutés que si l'on veut bien.
Il serait vital de ne pas reproduire ce qui se passa en Argentine et c'est encore Carlos Ménem qui en parle le mieux :
Se présentant aux élections en 2003 aprés avoir mis son pays en faillite voici ses solutions, la France commençant à être fortement endettée du fait de la crise et Sarkozy proposant avec l'aide aux entreprises un mécanisme de même nature il est éclairant de voir ce que Ménem a proposé :
"Nous affronterons ces obligations avec un superavit fiscal de l'ordre de 4%, que nous aspirons à élever à 6% à moyen terme.
Nous misons sur cette procédure pour redonner confiance aux investisseurs internes et externes et restaurer ainsi les conditions permettant de remettre sur pied notre structure productive, recréant avec elle les centaines de milliers d'emplois détruits au cours des dernières années.
Les investisseurs étrangers jouiront du même traitement que les Argentins, comme ce fut le cas lors de mes deux législatures de gouvernement."
Définition d'un superavit fiscal :
L’excédent fiscal primaire signifie que le gouvernement doit dégager de son budget national un excédent afin de payer les intérêts de sa dette et respecter ses engagements financiers.
Cette politique représente une véritable machine de transfert des revenus des pauvres vers les riches, dans la mesure où le Trésor public utilise les impôts et les taxes payés par une population pour payer les créanciers - nationaux ou étrangers - du pays, plutôt que d’investir ces ressources dans des programmes sociaux de réduction des inégalités.
Le programme de ce voyage est flou car aucune justification autre que la fuite devant ses responsabilités n'éclaire ce voyage.
L'incompétence de l'hyper-président est aveuglante, son incapacité constitutive à affronter ses actes et leurs suites est avérée.
Fillon, qui s'y collait à sa place, fut accueilli hier par des sifflets lors du congrès de l'AMF ( association pourtant consensuelle des Maires de France ) car la suppression de la Taxe Professionnelle sera peut-être compensée par l'Etat mais au prix d'un déplacement de la fiscalité des entreprises vers les particuliers ( impôt d'Etat ou impôt local ce n'est pas tranché ) au nom de l'aide aux entreprises à cause de la crise !
Les particuliers n'ayant qu'à se débrouiller eux qui sont virés, rendus malades ou dans l'incapacité d'obtenir un prêt du fait de la même crise.
Mais les bénéfices d'aujourd'hui sont les emplois de demain, n'est ce pas ?
Sarkozy se réservant d'"expliquer" sa réforme devant 700 maires triés sur le volet pour, à coup sur, leur capacité à être des "béni-oui-oui".
Dans ce pays ou l'incurie des classes dirigeantes a toujours du être contrebalancée par une violence populaire dont le but a toujours été de chasser du pouvoir ceux qui s'y sont complus en perdant de vue l'intérêt général.
Dans un pays ou la réponse d'Etat à une violence populaire sera toujours une répression hystérique.
Dans un pays ou on requalifie une course-poursuite dans les banlieues en accident voire en agression de celui qui s'est tué quand des policiers sont impliqués.
Dans un pays ou l'exclusion, la pauvreté, la misère commencent à tuer massivement.
Dans un pays ou la couverture sociale commence à glisser car pour relancer l'activité on ne trouve rien de mieux que des exonérations de charges sociales.
Dans ce pays donc, la violence en actes et en paroles est le monopole des gens au pouvoir.
Dont la morgue n'est approchée que par leur incompétence et masquée par les retransmissions télévisées et les milliers de flics lors de tous les déplacements.
Un parallèle peut être fait avec Carlos Ménem, le président argentin qui dut fuir aprés avoir ruiné son pays en suivant les prescriptions du FMI en 1998.
Voici une déclaration de Ménem qui ressemble à la politique de Sarkozy :
Durant son mandat de président, il introduisit les privatisations en masse et procéda à des réductions des dépenses publiques pour aborder la crise économique argentine et stimuler le libre échange
Voila qui éclaire d'un jour nouveau le système Sarkozy.
Quand la violence est monopolisée par le pouvoir à son usage exclusif.
Quand tout remonte vers un seul "décideur".
Quand une "réforme" est lancée ( suppression de la Taxe Professionnelle, réforme de la carte électorale ) par clientélisme pour les entreprises et pour "punir" les collectivités locales d'avoir mal voté ou d'avoir essayé de tenir compte des difficultés des français.
Quand on assouplit les règles des marchés publics.
Quand on dépénalise les délits financiers.
Alors la corruption n'est pas loin et il suffit d'étrangler la justice par manque de moyens et par, la aussi, plusieurs "réformes" ( carte judiciaire et élimination du juge d'instruction ) pour que jamais cette accusation ne puisse être portée.
Dans cette atmosphère de fin de règne ( deux ans et demi tout de même ! Il faudrait raccourcir ) ou, après avoir organisé l'impuissance au niveau central par centralisation abusive des décisions, voici qu'au niveau local par l'institution des conseillers territoriaux on organise l'éloignement des "décisionnaires" de ceux qui subissent les décisions ( tout en leur confisquant une partie de leurs ressources ) et qui ne seront écoutés que si l'on veut bien.
Il serait vital de ne pas reproduire ce qui se passa en Argentine et c'est encore Carlos Ménem qui en parle le mieux :
Se présentant aux élections en 2003 aprés avoir mis son pays en faillite voici ses solutions, la France commençant à être fortement endettée du fait de la crise et Sarkozy proposant avec l'aide aux entreprises un mécanisme de même nature il est éclairant de voir ce que Ménem a proposé :
"Nous affronterons ces obligations avec un superavit fiscal de l'ordre de 4%, que nous aspirons à élever à 6% à moyen terme.
Nous misons sur cette procédure pour redonner confiance aux investisseurs internes et externes et restaurer ainsi les conditions permettant de remettre sur pied notre structure productive, recréant avec elle les centaines de milliers d'emplois détruits au cours des dernières années.
Les investisseurs étrangers jouiront du même traitement que les Argentins, comme ce fut le cas lors de mes deux législatures de gouvernement."
Définition d'un superavit fiscal :
L’excédent fiscal primaire signifie que le gouvernement doit dégager de son budget national un excédent afin de payer les intérêts de sa dette et respecter ses engagements financiers.
Cette politique représente une véritable machine de transfert des revenus des pauvres vers les riches, dans la mesure où le Trésor public utilise les impôts et les taxes payés par une population pour payer les créanciers - nationaux ou étrangers - du pays, plutôt que d’investir ces ressources dans des programmes sociaux de réduction des inégalités.

Commentaires
1. Le mercredi 18 novembre 2009 à 11:14, par Fatigué
2. Le mercredi 18 novembre 2009 à 13:48, par luc
3. Le mercredi 18 novembre 2009 à 14:22, par admin
4. Le mercredi 25 novembre 2009 à 10:11, par Biblio
5. Le vendredi 27 novembre 2009 à 03:48, par Lego
6. Le vendredi 27 novembre 2009 à 08:40, par Fatigué
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