La république n'est pas un pays
Par admin, vendredi 13 novembre 2009 à 20:06 :: Analyses :: #289 :: rss

et les préfectures un lieu ou l'on débat mais ou l'on se débat dans les tracasseries policières...
Qu'il y ait calcul électoral dans le fait de lancer ce débat dans des lieux provocateurs par la figure du traître et du second couteau qu'endosse Besson, c'est l'évidence même.
Qu'on en profite pour relancer l'idée communautariste dont Sarkozy avait su faire un argument électoral en caressant dans le sens du poil les communautés religieuses tout en faisant du pied au Front National, c'est aveuglant.
Désignant à la vindicte de ces deux camps les "racailles" à passer au "karcher" car, selon les camps, peu pratiquantes, étrangères, pauvres et tare ultime jeunes.
C'est la bassesse habituelle de celui qui se croit fin manoeuvrier et n'est que diviseur.
Quelqu'un lui dira t'il qu'une communauté qui se veut nationale se construit par ajout et jamais par résection de personnes qui en sont partie prenante.
L'Etat dans sa variante policière dut-il en manger son chapeau de rage, il serait bon qu'il aille mordre ailleurs que ce qui constitue le fondement essentiel d'une identité commune.
A savoir ceux qui ne peuvent être condamnés au seul titre de leur existence.
Quant aux différentes contraintes et chausse-trappes instituées au fil des ans , plus particulièrement depuis les lois Pasqua de 1993 dont Sarkozy est un (in)digne continuateur, portant sur l'exploitation subie et encouragée dans le monde du travail, sur la maîtrise de la langue alors que celle-ci s'acquiert en dehors des préfectures, sur des tests ADN, sur l'Etat se plaçant dans l'illégalité quand il traite le cas de réfugiés de guerre que sont les afghans et instaurant un délit de solidarité pour ceux qui osent porter secours; que dire ou que faire ?
Une réponse a été apportée par Marie NDiaye :
Partir au moment ou Sarkozy est arrivé en 2007.
Devrons nous tous faire la même chose pour que les débateurs en préfecture puissent enfin se sentir chez eux ?
Ou alors opposer par notre présence collective à cette décadence pleine de morgue un démenti de toutes les façons possibles.
Le rire sur les manipulations en cours ( Sarkozy et le mur de Berlin, Grippe H1N1 ) est un signe fort de bonne santé tout en étant un indicateur d'une unité sociale grosse d'une communauté de destin à venir.
La fatigue de tous les petits marquis : Les Lefebvre, Morano, Bachelot, Raoult et Besson est de plus en plus visible.
Sarkozy réussira à rester car il est tout bonnement sourd, une seul chose importe le virer, lui et son système.
Cela passe par un débat d'une autre ampleur que définir un terme alors qu'il est utilisé depuis deux ans et demi dans la dénomination d'un ministère dont le seul précédent fut pétainiste.
Ce débat sur la communauté de destin a un nom :
Cela s'appelle la politique.
Il suppose de remettre à sa place ce qui, pour Sarkozy, est l'alpha et l'oméga.
A savoir l'Economie.
Cela suppose d'avoir un débat sur le lien que l'on fait entre l'histoire de cette nation et les obligations que celle-ci lui a créée.
Par exemple, l'Afrique a son destin en main et la France serait bien avisée de l'y aider plutôt que de peser pour que des milliardaires "amis" comme Bolloré puissent continuer à s'ébattre dans un pré carré dont les jours sont comptés.
Autre exemple, la langue française mérite une attention particulière.
A force de faire taire jusqu'aux écrivains, veut-on qu'elle ne soit maniée que par des Raoult ou des Sarkozy ( j'allais même dire et je l'écris, violentée quand on les entends parler ).
N'avons nous donc aucune vision pour cette richesse que de retranscrire les borborygmes lefebvriens, les vagissements bachelotiens ou le fiel bessonien ?
Le débat par l'image, le son et l'écrit est mené par tellement de personnes et d'endroits qu'il ne peut être circonscrit.
C'est folie que de limiter ceux qui sont admis à débattre avant qu'il aient pu s'exprimer.
Par l'image c'est la caricature, par le son c'est la parodie, par l'écrit ce sont les libelles, l'internet.
A tel point que le débat sur l'identité nationale semble actuellement être mené sur la notion du rejet de Sarkozy et ce qu'il représente.
Pour répondre à une interrogation que posait Badiou :
De quoi Sarkozy est-il le nom ?
Je répondrais :
Il est ce contre quoi cette identité se construit aujourd'hui...
Qu'on en profite pour relancer l'idée communautariste dont Sarkozy avait su faire un argument électoral en caressant dans le sens du poil les communautés religieuses tout en faisant du pied au Front National, c'est aveuglant.
Désignant à la vindicte de ces deux camps les "racailles" à passer au "karcher" car, selon les camps, peu pratiquantes, étrangères, pauvres et tare ultime jeunes.
C'est la bassesse habituelle de celui qui se croit fin manoeuvrier et n'est que diviseur.
Quelqu'un lui dira t'il qu'une communauté qui se veut nationale se construit par ajout et jamais par résection de personnes qui en sont partie prenante.
L'Etat dans sa variante policière dut-il en manger son chapeau de rage, il serait bon qu'il aille mordre ailleurs que ce qui constitue le fondement essentiel d'une identité commune.
A savoir ceux qui ne peuvent être condamnés au seul titre de leur existence.
Quant aux différentes contraintes et chausse-trappes instituées au fil des ans , plus particulièrement depuis les lois Pasqua de 1993 dont Sarkozy est un (in)digne continuateur, portant sur l'exploitation subie et encouragée dans le monde du travail, sur la maîtrise de la langue alors que celle-ci s'acquiert en dehors des préfectures, sur des tests ADN, sur l'Etat se plaçant dans l'illégalité quand il traite le cas de réfugiés de guerre que sont les afghans et instaurant un délit de solidarité pour ceux qui osent porter secours; que dire ou que faire ?
Une réponse a été apportée par Marie NDiaye :
Partir au moment ou Sarkozy est arrivé en 2007.
Devrons nous tous faire la même chose pour que les débateurs en préfecture puissent enfin se sentir chez eux ?
Ou alors opposer par notre présence collective à cette décadence pleine de morgue un démenti de toutes les façons possibles.
Le rire sur les manipulations en cours ( Sarkozy et le mur de Berlin, Grippe H1N1 ) est un signe fort de bonne santé tout en étant un indicateur d'une unité sociale grosse d'une communauté de destin à venir.
La fatigue de tous les petits marquis : Les Lefebvre, Morano, Bachelot, Raoult et Besson est de plus en plus visible.
Sarkozy réussira à rester car il est tout bonnement sourd, une seul chose importe le virer, lui et son système.
Cela passe par un débat d'une autre ampleur que définir un terme alors qu'il est utilisé depuis deux ans et demi dans la dénomination d'un ministère dont le seul précédent fut pétainiste.
Ce débat sur la communauté de destin a un nom :
Cela s'appelle la politique.
Il suppose de remettre à sa place ce qui, pour Sarkozy, est l'alpha et l'oméga.
A savoir l'Economie.
Cela suppose d'avoir un débat sur le lien que l'on fait entre l'histoire de cette nation et les obligations que celle-ci lui a créée.
Par exemple, l'Afrique a son destin en main et la France serait bien avisée de l'y aider plutôt que de peser pour que des milliardaires "amis" comme Bolloré puissent continuer à s'ébattre dans un pré carré dont les jours sont comptés.
Autre exemple, la langue française mérite une attention particulière.
A force de faire taire jusqu'aux écrivains, veut-on qu'elle ne soit maniée que par des Raoult ou des Sarkozy ( j'allais même dire et je l'écris, violentée quand on les entends parler ).
N'avons nous donc aucune vision pour cette richesse que de retranscrire les borborygmes lefebvriens, les vagissements bachelotiens ou le fiel bessonien ?
Le débat par l'image, le son et l'écrit est mené par tellement de personnes et d'endroits qu'il ne peut être circonscrit.
C'est folie que de limiter ceux qui sont admis à débattre avant qu'il aient pu s'exprimer.
Par l'image c'est la caricature, par le son c'est la parodie, par l'écrit ce sont les libelles, l'internet.
A tel point que le débat sur l'identité nationale semble actuellement être mené sur la notion du rejet de Sarkozy et ce qu'il représente.
Pour répondre à une interrogation que posait Badiou :
De quoi Sarkozy est-il le nom ?
Je répondrais :
Il est ce contre quoi cette identité se construit aujourd'hui...

Commentaires
1. Le samedi 14 novembre 2009 à 17:11, par Coriolan
2. Le mardi 17 novembre 2009 à 10:56, par Fatigue
3. Le vendredi 27 novembre 2009 à 05:40, par Lego
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