"Ils nous traitent comme des chiens", témoignage d'un sans-papiers détenu à Vincennes
Travail dominical: une proposition de loi et un numéro de Sarkozy
AIG: 150 milliards de plus pour sauver l'assureur

Quand on entrechoque l'actualité en ce moment on trouve cela, avec trois mots-force qui se dégagent de chacune de ces informations que nous allons se faire entrechoquer :
La déshumanisation, le volontariat, la fatalité.

La déshumanisation
Extrait du blog :
...Quelles sont les conditions de vie dans un Centre de rétention administrative (CRA) où sont enfermés les étrangers en situation irrégulière en instance d'expulsion? Un petit livre répond à cette question. PubliéSanspapiersfiche1par les éditions Libertalia (1), proches de la mouvance libertaire très investie dans la défense des sans-papiers, il reprend un certaine nombre de témoignages de retenus enfermés à Vincennes...


Ce n'est pas sur la base du volontariat que l'on traite des être humains de cette façon, c'est surement une fatalité.
Car, mon bon monsieur, qu'y pouvons nous?
C'est la fatalité de la mondialisation si elle pousse à des pratiques déshumanisantes, de pure gestion je vous l'assure.

Le volontariat
Extrait du journal :
L'anecdote dominicale de Sarkozy
Il l’a répété pas moins de cinq fois dans des interventions récentes. C’est le sketch de l’ouverture des magasins sur les Champs-Elysées («Ils ont inventé un truc... Le trottoir de droite c’est ouvert et le trottoir de gauche c’est fermé»).
Un numéro toujours vivement applaudi, très souvent assorti de l’anecdote sur la «petite vendeuse d’un grand magasin» qui répond ainsi à sa question sur la pénibilité du dimanche: «Ca va pas, non?! le dimanche c’est pas plus long que le lundi... et c’est payé double!»
Rires assurés.


J'ai tellement d'auditoires qui, rassemblés sur la base du volontariat, attendent ce discours, que c'est fatal, mon bon monsieur, j'assure en répétant la même chose.
Bateleur de foire, enfonceur de portes ouvertes, mais fermeur de portes pour les immigrés, que puis-je être d'autre, car je ne suis que pure volonté?

La fatalité
Extrait de l'article :
...Les autorités fédérales américaines ont annoncé lundi qu’elles portaient à plus de 150 milliards de dollars leur aide consentie à l’assureur AIG, dont la situation ne s’est pas améliorée depuis que l’Etat a volé à son secours en septembre...


La je n'y suis pour rien, c'est fatal, mais quel exemple de "volontariat" qui s'étend jusqu'aux Etats obligés de soutenir à bout de bras, et les Français aussi, cet assureur qui s'est pris les pieds dans le tapis.
Quand les salaires baissent, les gens s'endettent, les banques leur prêtaient d'autant plus que les salaires baissaient, et on arrive au krach.
Quand les salaires baissent, il faut travailler le dimanche ( sur la base du volontariat ) quand on est français, quand on est dans un pays pudiquement nommé émergent, eh bien il faut essayer de survivre en arrivant en Europe ou aux USA, ou parqués dans des centres on regarde l'argent aller, comme toujours à l'argent.
Sans qu'une minuscule partie ne serve à améliorer ce monde, sans qu'une encore plus petite partie ne serve à des conditions de rétention décentes, puisque la volonté du chef de l'Etat semble accaparée par le travail dominical.