Le mort saisit le vif
Par admin, samedi 8 novembre 2008 à 07:49 :: Police :: #160 :: rss

Une évidence, un gendarme.
Un bon sentiment, un gendarme.
Tolérance Zéro, Zéro morts sur la route, l'objectif de ce gouvernement est toujours plus de contrôle, afficher un volontarisme qui sert aussi de test pour l'acceptation de mesures.
Le mécanisme est bien rodé :
Une évidence : diminuer le nombre de morts sur la route.
Un coupable : le relachement des automobilistes
Un moyen : les sanctions de plus en plus lourdes
Un objectif : -8 % sur l'année
Une menace : Conjoncturellement un mois est moins bon, mais si tous les mois étaient bons, on en viendrait à la semaine, voire à un week-end.
Un résultat : Toujours plus de contrôle
Une question : Comme conduire devient criminel, ne pourrait-on pas mettre en prison toutes les personnes ayant un permis, cela s'appelle : prévention de la délinquance.
On pourrait imaginer rechercher dans les gènes à partir de trois ans toutes les personnes qui voudront passer un permis de conduire, interdire la vente de jouets automobiles, mettre un limitateur de vitesse au tricycles
A tous les niveaux de cette "chaine de raisonnement" dont chaque maillon s'emboite de manière suspecte afin de prouver que le seul moyen de conforter l'évidence ( diminuer le nombre de morts sur la route ) est d'appliquer le résultat ( toujours plus de contrôle ).
Je vois que M. Borloo s'exprime sur le sujet, or il semble être le ministre des victimes et de la souffrance inutile au lieu d'être celui de l'écologie.
Car à part jouer le rôle de la "mater dolorosa" n'y a t'il pas moyen de parler du ferroutage, de la place des camions sur les autoroutes, des alternatives à la voiture ou que sais-je encore?
Infantiliser et menacer les automobilistes est-il le seul moyen d'obtenir un comportement responsable?
Quelles sont les causes des accidents, sont-ils en totalité imputable à une seule cause, n'y a t'il pas un rôle des infrastructures routières?
Quand on met des radars dans des points accidentogènes, plutôt que d'améliorer ce qui fait leur dangerosité, n'y a t'il pas des questions à se poser sur le rôle de l'Etat et la pertinence de son action de sécurité routière?
Et plus général, qu'est ce qui pousse à vouloir aller plus vite?
La politique de flux tendus par suppression des stocks dans les usines, n'a t'elle pas mis sur les routes un nombre incalculable de camions?
Ne jamais se poser ces questions pour toujours accuser l'automobiliste, et prendre argument de cela pour augmenter les effectifs de controle ne règle pas une situation mais la fait perdurer.
Lien vers l'article reproduit ci-bas
Le nombre des tués sur les routes est reparti à la hausse en octobre, avec un bond de 16,8% (62 personnes décédées en plus) par rapport à octobre 2007.
Même si le nombre des accidents a diminué, c'est la première fois que le nombre de tués sur les routes augmente depuis mai (+12,1 %).
"Ces mauvais résultats rappellent l'importance de la plus grande vigilance afin d'éviter ces drames irréparables et pour épargner des vies", a commenté le ministre Jean-Louis Borloo, dans un communiqué.
Un sursaut s'impose d’autant que les conditions de la météo automnale engendrent brouillards, gel et parfois même des premières chutes de neige, a précisé le ministère.
Le nombre des blessés a connu une hausse de 6,5% (10.047 contre 9.430) mais celui des blessés hospitalisés a diminué de 17,3% (580 personnes de moins qu'un an auparavant). Le nombre des accidents corporels enregistre en revanche une diminution, avec un repli de 5,8% (7.201 contre 7.646).
"Des chiffres très mauvais"
Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des Transports, a déploré "des chiffres très mauvais" qui s'expliquent moins par le mauvais temps que "toujours par beaucoup de vitesse en trop et certainement l'alcool", sur Europe 1.
"J'appelle à la vigilance pour le week-end du 11 novembre", a-t-il ajouté, avant d'avertir : "les sanctions seront lourdes. Il n'y aura aucune indulgence".
Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière, a mis en avant une "augmentation des vitesses moyennes", pour expliquer ce rebond.
"Mécaniquement il y a toujours une relation entre le nombre d'accidents et la vitesse", a-t-elle rappelé à l'AFP, dans un entretien téléphonique.
Ce coup d'accélérateur des automobilistes pourrait s'expliquer en partie par la diminution du prix de l'essence.
"Est-ce que cela est dû à la diminution du prix de l'essence et donc à une augmentation du kilométrage et peut-être aussi de la vitesse ," s'est en effet interrogé Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, interrogée par téléphone.
"Est-ce que l'on reprend les habitudes antérieures ?" Tout en posant la question, elle a souhaité davantage de recul avant de se prononcer, attendant de disposer de chiffres non-encore disponible sur la consommation d'essence.
Même prudence, de la part de Mme Merli : "Nous n'avons pas les éléments qui nous permettent de le savoir", a-t-elle dit, même si "on peut le supposer".
Pour elle c'est surtout un défaut de vigilance qui est à l'origine de ces résultats. "On a annoncé beaucoup de bons chiffres au cours des derniers mois. Peut-être le fait d'avoir annoncé de bons chiffres laissent penser que la bataille est gagné".
Reste que ce mauvais mois a érodé la tendance baissière observée depuis le début de l'année.
Sur les dix premiers mois de l'année, la diminution du nombre des personnes tuées sur les routes a atteint 7,0%. Elle était encore de -10,5% pour les neuf premiers mois de l'année.
"Mais si la tendance reste celle des derniers mois, la baisse totale devrait dépasser les 8%", selon l'Observatoire national interministériel de sécurité routière.
Le gouvernement maintient toutefois sa fourchette de prévision pour l'année: "On a toujours cet objectif de -8 à -10%", du nombre des tués, confirme Michèle Merli : "on espère que tout le monde se ressaisira pour cette fin d'année".
Le mécanisme est bien rodé :
Une évidence : diminuer le nombre de morts sur la route.
Un coupable : le relachement des automobilistes
Un moyen : les sanctions de plus en plus lourdes
Un objectif : -8 % sur l'année
Une menace : Conjoncturellement un mois est moins bon, mais si tous les mois étaient bons, on en viendrait à la semaine, voire à un week-end.
Un résultat : Toujours plus de contrôle
Une question : Comme conduire devient criminel, ne pourrait-on pas mettre en prison toutes les personnes ayant un permis, cela s'appelle : prévention de la délinquance.
On pourrait imaginer rechercher dans les gènes à partir de trois ans toutes les personnes qui voudront passer un permis de conduire, interdire la vente de jouets automobiles, mettre un limitateur de vitesse au tricycles
A tous les niveaux de cette "chaine de raisonnement" dont chaque maillon s'emboite de manière suspecte afin de prouver que le seul moyen de conforter l'évidence ( diminuer le nombre de morts sur la route ) est d'appliquer le résultat ( toujours plus de contrôle ).
Je vois que M. Borloo s'exprime sur le sujet, or il semble être le ministre des victimes et de la souffrance inutile au lieu d'être celui de l'écologie.
Car à part jouer le rôle de la "mater dolorosa" n'y a t'il pas moyen de parler du ferroutage, de la place des camions sur les autoroutes, des alternatives à la voiture ou que sais-je encore?
Infantiliser et menacer les automobilistes est-il le seul moyen d'obtenir un comportement responsable?
Quelles sont les causes des accidents, sont-ils en totalité imputable à une seule cause, n'y a t'il pas un rôle des infrastructures routières?
Quand on met des radars dans des points accidentogènes, plutôt que d'améliorer ce qui fait leur dangerosité, n'y a t'il pas des questions à se poser sur le rôle de l'Etat et la pertinence de son action de sécurité routière?
Et plus général, qu'est ce qui pousse à vouloir aller plus vite?
La politique de flux tendus par suppression des stocks dans les usines, n'a t'elle pas mis sur les routes un nombre incalculable de camions?
Ne jamais se poser ces questions pour toujours accuser l'automobiliste, et prendre argument de cela pour augmenter les effectifs de controle ne règle pas une situation mais la fait perdurer.
Lien vers l'article reproduit ci-bas
Le nombre des tués sur les routes est reparti à la hausse en octobre, avec un bond de 16,8% (62 personnes décédées en plus) par rapport à octobre 2007.
Même si le nombre des accidents a diminué, c'est la première fois que le nombre de tués sur les routes augmente depuis mai (+12,1 %).
"Ces mauvais résultats rappellent l'importance de la plus grande vigilance afin d'éviter ces drames irréparables et pour épargner des vies", a commenté le ministre Jean-Louis Borloo, dans un communiqué.
Un sursaut s'impose d’autant que les conditions de la météo automnale engendrent brouillards, gel et parfois même des premières chutes de neige, a précisé le ministère.
Le nombre des blessés a connu une hausse de 6,5% (10.047 contre 9.430) mais celui des blessés hospitalisés a diminué de 17,3% (580 personnes de moins qu'un an auparavant). Le nombre des accidents corporels enregistre en revanche une diminution, avec un repli de 5,8% (7.201 contre 7.646).
"Des chiffres très mauvais"
Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des Transports, a déploré "des chiffres très mauvais" qui s'expliquent moins par le mauvais temps que "toujours par beaucoup de vitesse en trop et certainement l'alcool", sur Europe 1.
"J'appelle à la vigilance pour le week-end du 11 novembre", a-t-il ajouté, avant d'avertir : "les sanctions seront lourdes. Il n'y aura aucune indulgence".
Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière, a mis en avant une "augmentation des vitesses moyennes", pour expliquer ce rebond.
"Mécaniquement il y a toujours une relation entre le nombre d'accidents et la vitesse", a-t-elle rappelé à l'AFP, dans un entretien téléphonique.
Ce coup d'accélérateur des automobilistes pourrait s'expliquer en partie par la diminution du prix de l'essence.
"Est-ce que cela est dû à la diminution du prix de l'essence et donc à une augmentation du kilométrage et peut-être aussi de la vitesse ," s'est en effet interrogé Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, interrogée par téléphone.
"Est-ce que l'on reprend les habitudes antérieures ?" Tout en posant la question, elle a souhaité davantage de recul avant de se prononcer, attendant de disposer de chiffres non-encore disponible sur la consommation d'essence.
Même prudence, de la part de Mme Merli : "Nous n'avons pas les éléments qui nous permettent de le savoir", a-t-elle dit, même si "on peut le supposer".
Pour elle c'est surtout un défaut de vigilance qui est à l'origine de ces résultats. "On a annoncé beaucoup de bons chiffres au cours des derniers mois. Peut-être le fait d'avoir annoncé de bons chiffres laissent penser que la bataille est gagné".
Reste que ce mauvais mois a érodé la tendance baissière observée depuis le début de l'année.
Sur les dix premiers mois de l'année, la diminution du nombre des personnes tuées sur les routes a atteint 7,0%. Elle était encore de -10,5% pour les neuf premiers mois de l'année.
"Mais si la tendance reste celle des derniers mois, la baisse totale devrait dépasser les 8%", selon l'Observatoire national interministériel de sécurité routière.
Le gouvernement maintient toutefois sa fourchette de prévision pour l'année: "On a toujours cet objectif de -8 à -10%", du nombre des tués, confirme Michèle Merli : "on espère que tout le monde se ressaisira pour cette fin d'année".

Commentaires
1. Le samedi 8 novembre 2008 à 08:02, par Coriolan
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